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vendredi 4 mars 2016

Chronique de lecture - Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys



Couverture Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre
Titre : Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre
Auteur : Ruta Sepetys (Etats-Unis)
Editeur : Gallimard Scripto
Genre : Jeunesse historique
Nombre de pages : 430p

Pourquoi ce livre ?
La couverture est très belle et m’a attirée : cette petite pousse au milieu de ce ciel bleu enneigé et quand on écarte un peu son regard, on voit apparaître des barbelés… Le titre ensuite qui nous oriente certainement vers un témoignage touchant, émouvant…
J’ai déjà lu des livres traitant des camps d’extermination nazie mais jamais sur les camps de travail soviétiques sous Staline. C’est pourquoi je me suis tourné vers cet ouvrage.
4ème de couverture
Lina est une jeune lituanienne comme tant d’autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d’art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l’arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d’un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l’amour des siens et son audace d’adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu’elle…
Mon avis
L'histoire
On découvre la déportation de masse des lituaniens, lettoniens et estoniens vers les camps de travail : les goulags, à travers le récit de Lina, une jeune lituanienne de 15 ans. Alors qu’elle se destine à étudier les arts pour lesquels elle dispose d’un don indéniable, le NKVD pénètre un soir chez elle pour embarquer sans aucun ménagement l’ensemble de sa famille. Très vite séparée de son père, Lina se retrouve avec son petit frère Jonas et sa mère en route pour un camp de travail en Russie.
Le récit se fait en trois temps :
Tout d’abord l’arrachement à la douce vie de famille en Lituanie. Un départ brusque et sans préparation, en chemise de nuit… Tout au long du récit on retrouvera d’ailleurs des bribes de souvenirs heureux de Lina que personne ne réussira à lui enlever… Le voyage vers le camp de travail est terrible dans des wagons à bestiaux dans des conditions sordides…
Puis la vie dans le camp de travail où brimades, travail jusqu’à l’épuisement, nourriture rationnée au minima… Et malgré tout une petite romance qui montre que même dans l’horreur, l’amour peut être présent !
Enfin le voyage vers un camp situé au Pôle Nord avec des conditions dantesques et invivables !
Le message
L’auteur a voulu nous parler de la condition de nombreux lituaniens pendant cette période car ses propres grands-parents furent concernés par cette terrible réalité.
Elle souhaite délivrer un témoignage pour que la jeunesse actuelle connaisse ce passage sombre de l’histoire et aussi assez méconnu car passé sous silence dans de nombreux pays. La loi du silence a été appliqué pendant longtemps. Elle ne veut pas que l’histoire se répète un jour.
Mon avis
Un récit très émouvant et empreint d’un grand réalisme (l’auteur a interrogé de nombreux survivants). Les personnages sont touchants et on apprend beaucoup sur les conditions de vie dans les goulags.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Lina qui malgré certaines faiblesses, reste un personnage fort et décidé à survivre malgré l’horreur.
Le seul bémol est la fin du récit que j’ai trouvé précipitée, on fait un bond dans le temps important sans grands détails. J’ai trouvé cela un peu frustrant…
Un très beau témoignage à partager et propager !
Ma note
4/5  

En plus...
J’ai été voir les œuvres de l’artiste Munch très présentes dans cette œuvre :